Pascale Fontenel-Personne
Députée de la 3e circonscription de la Sarthe

Groupe d’étude Valorisation des activités touristiques

En 1950, 25 millions de touristes voyageaient à travers la planète ; aujourd’hui il y en a 1 milliard et en 2030, ce seront presque 2 milliards d’humains qui choisiront de se déplacer. C’est Stendhal dans ses « Mémoires d’un touriste » qui a popularisé l’expression « tourisme » et le concept même en France. Le tourisme est un secteur clé de notre économie, pourvoyeur d’emplois et d’activité économique sur tout le territoire.

1. Des chiffres en hausse

La France est la première destination touristique mondiale.

83 millions de visiteurs en France métropolitaine en 2016 dont 13 millions de visites industrielles. Actuellement 5000 entreprises ouvrent leur lieu de production. 95 % sont des TPE/PME.

L’ensemble de la consommation touristique intérieure, réalisée aux deux tiers par les touristes français et à un tiers par les visiteurs étrangers, représentait 160 milliards d’euros en 2015.

Le tourisme représente 8% du PIB et 2 millions d’emplois directs et indirects.

Les recettes touristiques sont de plus de 42 milliards d’euros chaque année. La France est en troisième position (derrière les Etats-Unis et l’Espagne). Les dépenses sont de l’ordre de 40 milliards d’euros.

2. Une situation délicate pour les professionnels

Une partie du potentiel touristique de la France demeure encore inexploitée. Les marges de progression du tourisme sont grandes. Ces résultats ne doivent pas masquer une situation difficile vécue par les professionnels du tourisme.

Malgré un léger rebond de la fréquentation touristique depuis la fin de l’année 2016, plusieurs événements viennent remettre en cause la bonne santé du secteur touristique en France : les risques d’attaques terroristes, les conséquences des attentats de Paris et de Nice, les conflits sociaux, les événements météorologiques ainsi que des faits de délinquance à l’encontre des touristes, notamment asiatiques.

Certains professionnels peinent à faire face à une concurrence nationale, positionnée sur des secteurs identiques, et qui est de plus en plus rude. En raison des difficultés de trésorerie, il leur est également difficile d’investir suffisamment pour répondre à une demande pourtant évolutive et exigeante.

3. Les objectifs du Gouvernement

Les premiers résultats de 2017 sont encourageants : sur les premiers mois de l’année, les arrivées sur Paris croissent d’environ +7% pour l’ensemble du territoire hors outre-mer. D'entrée de jeu, les pouvoirs publics ont affiché leur volonté d'agir et de récolter des résultats rapidement.

Le développement touristique est l’affaire de tout le gouvernement mais c’est en particulier Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, qui a dans son portefeuille ministériel, la charge du tourisme. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) a lancé une politique touristique ambitieuse : faire du réseau diplomatique français un avant-poste de la promotion de la destination France et des entreprises du secteur touristique.

Le 26 juillet 2017, lors du premier « Conseil interministériel du Tourisme » (CIT), le Gouvernement a présenté sa politique touristique pour deux ans.

Six domaines prioritaires en sont ressortis :

  • L’accueil et la sécurisation des sites
  • La structuration de l'offre touristique
  • Le soutien de l'Etat aux investissements
  • La formation et l’emploi
  • Le soutien à la numérisation et au partage de l’information
  • L’accès aux vacances au plus grand nombre. 

4. La politique gouvernementale du tourisme

Dans ce contexte, et pour atteindre l’objectif que le Gouvernement s’est fixé d’accueillir 100 millions de visiteurs internationaux et de générer 50 milliards d’euros de recettes touristiques en 2020, il est indispensable que les pouvoir publics aient une action sur la demande touristique.

Cette politique passe par une campagne de sécurisation des visiteurs potentiels sur les sites touristiques tout en promouvant efficacement la destination France. Mais cette politique passe également par l’offre touristique, en simplifiant l’environnement normatif pesant sur les professionnels, afin de leur permettre d’investir et d’innover.

Plusieurs actions sont mise en oeuvre :

- Conforter la place de la France en tant que première destination avec 100 millions de visiteurs internationaux en 2020 (88 à 89 millions attendus en 2017 et 2018), pour une augmentation des recettes jusqu’à 50 milliards d'€ de recettes (+ une dizaine de milliards).

- Etendre à huit nouveaux pays la procédure de délivrance des visas en 48 heures (la Russie, l'Inde, l'Indonésie, la Thaïlande, les Philippines, le Cambodge, le Laos, et la Birmanie. Pourraient s'y ajouter en 2018 l'Arabie saoudite et le Vietnam).

- Désengorger les postes frontières dans les aéroports parisiens. A compter du 1er janvier 2018, le temps d'attente sera au maximum de 30 minutes pour les ressortissants européens et de 45 minutes pour les autres visiteurs étrangers.

- Engager un plan d'entretien (ramassage des détritus, espaces verts) des autoroutes reliant les aéroports franciliens à Paris par un appel à des entreprises privées. Un plan d'investissement pour la rénovation des stations balnéaires et de montagne est en préparation.

5. Le groupe de travail informel « tourisme » à l’Assemblée nationale

Le groupe de travail informel « tourisme » regroupe 40 députés LREM. L’objectif de ce groupe de travail est de travailler ensemble sur diverses problématiques liées au tourisme et de permettre la réussite des objectifs fixés par le Gouvernement.

Des rencontres et des auditions seront organisées avec des acteurs essentiels du tourisme, qui ont l’expérience, la compétence et les moyens. Tous ceux qui sont des moteurs de l’activité touristique doivent être entendus. Ils connaissent ce domaine, le travail collectif, de mobilisation collective est une condition du succès de ce groupe de travail.

Il est nécessaire de redonner aux professionnels des marges de manœuvre pour embaucher, innover et investir, pour exprimer leurs compétences et leurs savoir-faire reconnus dans le monde entier, et pour exercer pleinement leur métier d’accueil et de service.

C’est à ces conditions que le groupe de travail doit répondre : un tourisme dynamique et attractif, une France en croissance, qui crée de l’emploi, de l’activité et des richesses.

6. Les thématiques du groupe de travail

  • Les branches du tourisme
    Organismes de tourisme et réception de touristes Hébergement
    Restauration
    Transports
    Loisirs
  • Les classifications touristiques
    Tourisme industriel
    Tourisme culturel
    Tourisme rural
    Tourisme littoral
    Tourisme de mémoire
    Tourisme terre, montagne air et mer
  • La force du tourisme français
    Le tourisme itinérant pour développer les territoires ruraux
    Le patrimoine « dit endormi »
    L’identité touristique du territoire : travailler sur le marketing territorial touristique
    Les territoires "classés Unesco" et oenotourisme
    Les plateformes numériques de tourisme
    ATOUT France
    Les labels
  • Les freins au développement du tourisme en France
    Taxe de séjour
    Les résidences secondaires
    Les locations par internet qui échappent à la taxe de séjour

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