Pascale Fontenel-Personne
Députée de la 3e circonscription de la Sarthe

Mes interventions

Madame la députée Pascale Fontenel-Personne souhaite alerter Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé sur la situation dans les EPHAD.

 

La politique du gouvernement en faveur des EPHAD est louable. La gestion du grand âge et de l’autonomie fait partie des grands chantiers de ce quinquennat. Nous aurons l’occasion de réformer cette branche primordiale du service à la personne très rapidement, nous nous devons d’être au rendez-vous.

 

Nous nous devons d’être au rendez-vous car c’est un secteur en peine Madame la Ministre.

Les difficultés s’y accumulent notamment dans nos territoires ruraux. À l’isolement géographique s’ajoute le manque criant de médecin traitant pourtant seuls étant capable de  finaliser les admissions en EPHAD.

 

C’est le cas de Rémy Bouché, dans ma circonscription en Sarthe, handicapé GIR 2, qui faute de médecin traitant, ne peut être admis en EPHAD et qui pourtant ne peut pas regagner son domicile. C’est une impasse administrative qui l’empêche d’avoir accès aux soins et à l’infrastructure dont il a terriblement besoin. Sans sa fille, dont je tiens à saluer le courage, M. Bouché, n’aurait aucune solution de prise en charge. 

 

Le projet Grand âge et Autonomie est une chance pour nous de gommer ces non-sens administratifs. Quelle réponse pouvons-nous donner à M. Bouché et à tous ceux qui se trouvent ou se trouveront dans une situation identique ? Le texte Grand âge et Autonomie doit s’inscrire dans une logique plus grande de lutte contre la désertification médicale. Car il s’agit de la plus grande bataille pour nos territoires.

 

Chaque année la Sarthe perd une quinzaine de médecins généralistes, ils ne sont aujourd’hui plus que 331 à exercer dans mon département. 331 médecins assurent donc le service médical pour 560 000 Sarthois. 

 

Au-delà d’être alarmant, ces chiffres n’évoluent pas dans le bon sens. D’ici 5 à 7 ans, 1 médecin Sarthois sur 2 cherchera un remplaçant. 

 

Derrière ces chiffres équivoques se cachent des hommes et des femmes comme M. Bouché qui, quotidiennement, souffrent de cette situation délétère, résultat d’années d’errance en matière de politique de santé locale. 

 

C’est cette même désertification médicale qui entraine également la fermeture de lits à la réanimation pédiatrique de l’hôpital du Mans. La désertification médicale impacte aussi bien nos bébés, que nos ainés, pour eux, nous devons agir. 

 

Ainsi, Madame la députée souhaite l’interroger sur ces questions : 

 

Quelles solutions simples et concrètes le gouvernement compte-t-il mettre en place afin d’irriguer davantage nos EPHAD en médecins coordonnateurs et généralistes ? De quelles manières, pouvons-nous changer les procédures d’admission en EPHAD afin de pallier ce manque de médecins ? Enfin, quels moyens seront alloués à la lutte contre la désertification médicale dans les années à venir ?


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